Internet : Un pas de géant pour l’Afrique orientale et australe

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By Landry Ninteretse

C’est un jour historique pour l’Afrique, qui marque le début d’une nouvelle ère pour les communications entre le continent et le reste du monde“, a déclaré Brian Herlihy, le directeur général de la société de télécommunications SEA Cable System (Seacom) lors de l’inauguration du câble sous-marin EASSy (East Africa Submarine System) ce jeudi 23 juillet à Mombassa.

Ce câble d’une longueur de 13. 700 km fournira des connexions internet permettant de transmettre des informations à une vitesse jusqu’à 40 fois supérieure à celle des connections par ligne téléphonique dans une région où jusqu’à présent l’accès à internet à haut se faisait principalement par satellite.

C’est donc un ouf de soulagement que poussent les utilisateurs d’internet dans cette partie de l’Afrique pour qui les connexions lentes et ennuyeuses à des coûts exorbitants ne seront plus désormais qu’un mauvais souvenir. Selon ses concepteurs, une fois installé ce câble profitera à une population estimée à plus de 250 millions et réduira considérablement les coûts des appels téléphoniques. On prévoit une réduction des prix jusqu’au 2/3 par rapport au tarif actuel.

Prévu pour être opérationnel dans la première moitié de 2010, ce câble en fibre optique sous-marin de télécommunications devrait profiter aux habitants des pays se trouvant sur la côte est du continent, du Soudan à l’Afrique du Sud en passant par Madagascar et Maurice. Mais pas seulement. Les autres pays enclavés frontaliers de ces derniers comme le Botswana, le Burundi, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Tchad, l’Ethiopie, le Lesotho, le Malawi, le Rwanda, le Swaziland, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe tireront profit de l’installation du câble sous-marin.

On s’attend donc à une réduction sensible de la fracture numérique qui a pendant longtemps privé cette région des avantages de la révolution numérique et entravé le développement socio-économique.
Plusieurs institutions financières internationales dont la Société Financière Internationale (SFI), le Banque Africaine de Développement (BAD) et la Banque Européenne d’Investissement (BEI), l’Agence Française de Développement et plus d’une vingtaine d’opérateurs de télécommunications ont financé les travaux d’installation du câble sous-marin ESSy à hauteur de 70,7 millions de dollars.

Reste que pour de nombreux pays le défi d’alimentation en électricité se pose encore avec plus d’acuité, particulièrement dans les zones rurales, et risque à terme de freiner cette initiative sans précédent de désenclavement numérique.

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One response to “Internet : Un pas de géant pour l’Afrique orientale et australe

  1. L installation d un cable sous marine reliant le reste du monde,et l afrique oriental,vient a point nommés,car d nos jr l internet est un partenair incontournable pr l dvellopment;finis les longues attente d une connexion qui n arive pa,dû au faible vittesse d connexion !!J n puis terminer san rappeller au gouvernement k un pays sans éléctricité est un pays mort.

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